Divertissement

Six Mois Après Notre Divorce, Mon Ex-Belle-Mère M’A Humiliée Avec Ses « Petits-Fils »… Jusqu’À Ce Qu’Un Médecin Révèle Le Secret Que Son Fils Cachait Depuis Des Années

Je fixai Marianne sans comprendre immédiatement ce qu’elle venait de dire. Disparu. Ce mot n’avait aucun sens lorsqu’on parlait d’un embryon conservé dans un laboratoire réglementé. Un échantillon pouvait être détruit selon une procédure précise, transféré avec des autorisations, utilisé dans le cadre d’un protocole documenté. Il ne pouvait pas simplement disparaître.

« Qu’est-ce que vous voulez dire par disparu ? »

Marianne poussa vers moi le dossier. « Il était conservé dans la clinique partenaire en Suisse. Il y a dix-huit mois, quelqu’un a demandé son transfert. Quand j’ai essayé d’obtenir les documents, on m’a répondu que le dossier était confidentiel. »

« Qui a demandé le transfert ? »

« Je l’ignore. »

Je parcourus les feuilles. Un numéro d’identification revenait plusieurs fois, suivi d’une mention : Transfert externe autorisé — destination protégée.

« Adrien ? »

« C’est ce que j’ai cru. Mais regardez la signature. »

Au bas du document figurait une autorisation électronique. Ce n’était pas le nom d’Adrien.

**Éléonore Delcourt.**


Je sentis ma gorge se serrer.

« Non. Elle ignorait tout. Je l’ai vue aujourd’hui. Sa réaction était réelle. »

« Je le crois aussi », répondit Marianne. « C’est pourquoi je pense que quelqu’un a utilisé son identité. »

Mon téléphone vibra de nouveau. Gabriel. Cette fois, je répondis.

« Tout va bien ? »

« Oui. Mais nous devons retourner à l’hôpital. »

« Pourquoi ? »

Je regardai Marianne.

« Parce qu’il n’y avait pas un embryon. Il y en avait trois. »

Un silence.


Puis Gabriel répondit simplement :

« Je monte. »

Quelques minutes plus tard, nous étions tous les trois autour de la table. Gabriel examina les documents avec une concentration presque douloureuse.

« Il faut signaler cela immédiatement », dit-il. « Et surtout sécuriser les preuves. »

Marianne hocha la tête.

« J’ai déjà copié tout ce que j’avais. Mais il existe quelqu’un qui en sait davantage. »

« Lemaire ? »

« Oui. »

Je relevai les yeux.

« Vous savez où il est ? »


Elle hésita.

« Il est revenu en France il y a trois semaines. »

Cette information changeait tout.

Victor Lemaire n’était donc pas un fantôme caché à l’étranger. Il était suffisamment proche pour savoir que les dossiers risquaient d’être découverts.

Gabriel demanda son adresse.

Marianne secoua la tête.

« Je n’en ai pas. Mais il m’a appelée hier. »

Elle nous fit écouter le message vocal.

La voix d’un homme âgé, nerveuse, disait :

*Marianne, les Delcourt vont découvrir que certains dossiers existent encore. Ne contactez plus Adrien. Surtout, ne parlez pas du troisième transfert. Je vais réparer ce que j’ai fait.*


Le message s’arrêtait là.

Je regardai l’heure.

21 h 18.

« Pourquoi vous a-t-il appelée maintenant ? »

Marianne répondit presque dans un souffle :

« Parce que je lui avais écrit que j’allais tout raconter à Nathalie. »

Gabriel se leva.

« Nous retournons à l’hôpital. Maintenant. »

À notre arrivée, le hall était presque vide. Céleste était partie avec les jumeaux après que sa sœur était venue les chercher. Éléonore attendait dans un salon privé. Adrien, lui, avait disparu.

Dès qu’elle me vit, Éléonore se leva.


« Où est mon fils ? »

« Je pensais que vous le saviez. »

Elle secoua la tête.

« Il est parti il y a une heure. Il ne répond plus. »

Je posai devant elle une copie du testament de Julien.

« Asseyez-vous. »

Elle lut la clause.

Puis son regard s’arrêta sur le nom de Louise.

« Qu’est-ce que cela signifie ? »

Je lui racontai seulement ce qui était nécessaire : Julien, la conservation de ses gamètes, l’embryon, Louise.


Éléonore ne pleura pas immédiatement.

Elle resta parfaitement immobile.

« Louise est la fille de Julien ? »

« Les documents l’indiquent. Il faudra une confirmation indépendante. »

Sa bouche trembla.

« Je l’ai tenue dans mes bras. »

Elle ferma les yeux.

« Marianne me l’avait confiée pendant une réception. Elle s’était endormie contre moi. J’avais dit qu’elle avait le même froncement de sourcils que Julien lorsqu’il était petit… »

Cette fois, les larmes coulèrent.

Puis elle releva brutalement la tête.


« Adrien savait ? »

« Oui. »

Quelque chose s’éteignit dans son regard.

Je lui montrai ensuite le document concernant le troisième embryon.

« Cette autorisation porte votre identité. »

Elle examina la signature.

« Je n’ai jamais signé ça. »

« Vous en êtes certaine ? »

Elle me regarda avec une colère presque insultée.

« Nathalie, j’ai été cruelle avec vous. J’ai été arrogante et aveugle. Mais je n’aurais jamais utilisé le matériel biologique de mon fils mort. »


Je la croyais.

Soudain, elle pâlit.

« Attendez. »

Elle fouilla dans son sac et sortit son téléphone.

« Il y a dix-huit mois, Adrien m’a demandé une procuration électronique. Il disait qu’il devait régulariser des comptes appartenant à Julien. »

Gabriel et moi échangeâmes un regard.

« Vous lui avez donné vos accès ? »

« Oui. »

La signature devenait soudain beaucoup moins mystérieuse.

Gabriel demanda :


« Savez-vous quelle clinique était concernée ? »

Éléonore chercha dans ses anciens courriels. Après quelques minutes, elle trouva une confirmation automatique.

Je reconnus immédiatement le nom.

**Institut Saint-Clair de Médecine Reproductive, Paris.**

Mon propre hôpital travaillait occasionnellement avec cet établissement.

Gabriel prit son téléphone et appela une collègue qui y exerçait. Il ne révéla aucun détail confidentiel ; il demanda seulement comment transmettre une urgence juridique concernant un ancien transfert.

La réponse qu’il reçut modifia son expression.

« Quoi ? » demandai-je.

Il raccrocha.

« L’Institut Saint-Clair a bien reçu un transfert depuis Genève il y a dix-huit mois. Mais ils ne peuvent rien communiquer sans procédure officielle. »


« Donc l’embryon est peut-être encore là. »

Gabriel ne répondit pas immédiatement.

« Peut-être. »

Éléonore murmura :

« Ou peut-être pas. »

À 22 h 06, mon téléphone sonna.

Numéro inconnu.

Je décrochai.

« Docteur Caron ? »

Une voix masculine.

« Oui. »

« Victor Lemaire. »

Je me levai brusquement.

Gabriel comprit immédiatement.

« Où êtes-vous ? »

« Peu importe. Écoutez-moi. Adrien vous a menti, mais pas sur tout. Le troisième embryon a effectivement été transféré à Paris. »

« Où est-il maintenant ? »

Lemaire respira profondément.

« Il n’est plus conservé. »

Mon ventre se contracta.

« Il a été détruit ? »

« Non. »

Sa réponse fut presque inaudible.

Gabriel s’approcha pour entendre.

« Il a été implanté ? »

Un long silence.

« Oui. »

Je fermai les yeux.

« Chez qui ? »

« Je ne peux pas vous donner son identité au téléphone. Mais vous devez comprendre quelque chose : cette femme ignorait elle aussi l’origine réelle de l’embryon. On lui a présenté la procédure comme un don parfaitement légal. »

« L’enfant est né ? »

Lemaire hésita.

« Oui. Il y a neuf mois. »

Éléonore porta une main à sa bouche.

Deux enfants.

Deux enfants biologiquement liés à Julien et à moi.

« Où est cet enfant ? »

Lemaire inspira difficilement.

« Nathalie, avant de vous répondre, vous devez me promettre de ne pas confronter Adrien. Il ne cherchait pas uniquement à cacher les enfants pour protéger son héritage. »

« Alors pourquoi ? »

Un bruit retentit à l’autre bout de la ligne.

Lemaire se tut.

Puis sa voix revint, précipitée.

« Parce qu’Adrien n’est pas celui qui a organisé le deuxième transfert. Quelqu’un d’autre avait accès aux embryons. Quelqu’un qui savait exactement qui vous étiez. »

La communication se coupa.

Je rappelai immédiatement.

Aucune réponse.

Gabriel essayait déjà de faire tracer la situation par les voies appropriées lorsque mon téléphone vibra.

Un message de Lemaire venait d’arriver.

Une photographie.

On y voyait une femme sortant de l’Institut Saint-Clair avec un bébé dans les bras.

Je reconnus son visage immédiatement.

Je l’avais vue presque chaque semaine pendant les derniers mois de sa grossesse.

Elle avait été ma patiente.

Sous la photographie, Lemaire avait écrit une seule phrase :

**Nathalie, c’est vous qui avez accouché la femme qui portait votre propre enfant.**

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