Divertissement

Huit Mois Après Notre Divorce, Mon Ex-Mari M’a Invitée À Son Mariage En Se Vantant Que Sa Nouvelle Femme Était Enceinte… Il Ignorait Que J’Allais Y Arriver Avec Ma Fille Et Un Secret Qui Allait Détruire Sa Famille

La première chose que j’ai faite après le départ de l’infirmière a été d’appeler mon avocate. Il était presque vingt-deux heures, mais je savais qu’elle attendait mon appel. Maître Élise Moreau n’était pas du genre à poser des questions inutiles. Elle avait été la seule personne à connaître toute la vérité depuis le début.

« Il m’a invitée à son mariage », ai-je dit.

Un silence bref a suivi.

« Adrien ? »

« Oui. »

« Et tu as accepté ? »

J’ai regardé ma fille dormir contre moi.

« Oui. »

Élise a expiré lentement.

« Mia, tu viens d’accoucher. Tu n’as aucune obligation de te présenter devant ces gens. »

« Je sais. »

« Alors pourquoi y aller ? »

J’ai fermé les yeux un instant. Dans ma mémoire, j’ai revu Adrien quittant notre appartement huit mois plus tôt avec deux valises, sans même se retourner. J’ai revu sa mère, Véronique, me regarder comme si j’étais une maladie dont leur famille devait se débarrasser. Et surtout, j’ai revu cette enveloppe que j’avais trouvée trois jours avant mon divorce.

« Parce qu’ils pensent tous que je suis partie les mains vides. »

« Tu n’es pas partie les mains vides », a répondu Élise.

« Je sais. Mais eux ne le savent pas encore. »

Au bout du fil, elle est restée silencieuse.

« Tu as reçu les résultats définitifs du test ? »

Mon regard s’est posé sur la pochette en cuir.

« Oui. »

« Et tu l’as bien lu ? »

« Trois fois. »

« Alors écoute-moi attentivement. Ne donne rien à Adrien avant le mariage. Ne lui montre aucun document. Ne lui parle pas de l’enfant par téléphone. Et surtout, ne signe rien qu’on te présenterait là-bas. »

J’ai froncé les sourcils.

« Pourquoi tu insistes autant sur ce dernier point ? »

Élise a marqué une pause.

« Parce que j’ai découvert quelque chose cet après-midi. »

Mon cœur s’est accéléré.

« Quoi ? »

« Le compte qui a reçu une partie de ton héritage n’était pas au nom de Céleste. »

Je me suis redressée malgré la douleur.

« Alors au nom de qui ? »

« Je n’en suis pas encore certaine. »

Cette réponse m’a glacée.

« Élise… »

« J’ai demandé les relevés complets à la banque. Il y a plusieurs transferts effectués pendant ton mariage. Certains ont été masqués sous des dépenses professionnelles. Mais un bénéficiaire revient plusieurs fois. »

« Qui ? »

Elle a baissé la voix.

« Un homme appelé Julien Valette. »

Le nom de mon père.

Pendant quelques secondes, je n’ai rien entendu d’autre que les battements de mon propre cœur.

Mon père était mort depuis quatre ans.

Je me suis levée lentement, tenant le berceau d’une main.

« C’est impossible. »

« C’est ce que je pensais. »

« Tu es sûre du nom ? »

« Absolument. »

Je me suis approchée de la fenêtre. Les lumières de la ville se reflétaient sur la vitre sombre. Julien Valette. Mon père. L’homme qui m’avait toujours répété de ne jamais faire confiance aux apparences. L’homme dont Adrien prétendait n’avoir jamais rencontré que deux fois.

Quelque chose ne collait pas.

« Élise, pourquoi mon père recevrait-il de l’argent pendant mon mariage ? »

« Je ne sais pas encore. Mais il y a autre chose. »

J’ai senti mon estomac se nouer.

« Quoi ? »

« Le dernier transfert a été effectué trois semaines avant sa mort. »

Je n’ai pas répondu.

Ma fille a soudain remué dans son sommeil. Je suis retournée près d’elle et j’ai posé doucement ma main sur son petit ventre.

« Envoie-moi tout ce que tu as », ai-je murmuré.

« Mia… »

« Tout. Même ce qui n’a aucun sens. »

« Je te l’envoie demain matin. Repose-toi cette nuit. »

Après avoir raccroché, je suis restée longtemps immobile. Je croyais être venue au bout de la trahison d’Adrien. Je croyais que mon mariage avait simplement été détruit par son infidélité, son ambition et son mépris.

Mais maintenant, un nom appartenant à mon passé venait d’apparaître au milieu de cette histoire.

Mon père.

Je me suis assise sur le fauteuil et j’ai ouvert la pochette en cuir. Les documents étaient toujours là. Les relevés, les courriels, les déclarations. J’ai commencé à les parcourir une nouvelle fois.

Puis j’ai remarqué quelque chose que je n’avais jamais vu.

Sur l’un des relevés, une référence apparaissait sous le dernier transfert.

Dossier V-17.

J’ai pris mon téléphone et photographié la page.

À cet instant, un nouveau message est arrivé.

Il venait d’un numéro inconnu.

« Si vous allez au mariage d’Adrien, ne venez surtout pas seule. »

Je suis restée figée.

Un deuxième message est apparu quelques secondes plus tard.

« Et ne faites confiance ni à Céleste… ni à la personne qui prétend connaître toute l’histoire de votre père. »

J’ai relevé les yeux vers la porte de la chambre.

Pour la première fois depuis huit mois, je n’ai pas eu peur d’Adrien.

J’ai eu peur de découvrir pourquoi quelqu’un connaissait déjà le secret que je n’avais jamais révélé à personne.

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