Divertissement

Mon Mari M’a Jetée Dehors Enceinte… Puis Le Milliardaire Le Plus Redouté De France A Découvert Le Secret De Mes Quatre Bébés

Je fixai la pochette en cuir abandonnée dans le couloir, incapable de détacher mes yeux de cette tache brune sous la lumière blanche de l’hôpital. Quelques secondes plus tôt, Hélène se trouvait là. Elle venait de bouleverser tout ce que je croyais savoir sur ma naissance, mon père et mon mariage. Maintenant, elle avait disparu.

Lucien fut le premier à bouger.

« Fermez l’étage. Personne ne sort. »

Ses agents partirent immédiatement. Nicolas attrapa son téléphone.

« Faites bloquer les accès au parking souterrain. »

Lucien se retourna vers lui.

« Vous ne donnez aucun ordre à mes hommes. »

« Alors dites-leur de se dépêcher. »

Le ton de Nicolas n’avait plus rien d’arrogant. Il était terrifié.

Je pris la pochette malgré mes mains tremblantes. À l’intérieur se trouvaient quelques photographies, deux enveloppes anciennes et un petit carnet noir. Pas de téléphone. Pas de portefeuille.


Élodie ouvrit le carnet.

Des dates. Des numéros. Des initiales.

Puis elle s’arrêta.

« L.B. »

Lucien tendit la main.

« Montrez-moi. »

À côté de ses initiales figurait une date : le 14 septembre, six ans plus tôt. Le lendemain de la mort de mon père. Plus bas, une autre ligne portait les initiales P.D.

Nicolas devint livide.

« Philippe Delcourt », murmura-t-il.

Son père.


Je le regardai.

« Tu savais qu’Hélène travaillait pour lui ? »

« Je savais qu’elle existait. C’est différent. »

« Tu sembles savoir beaucoup de choses que tu as oublié de mentionner pendant cinq ans. »

Il encaissa ma colère.

« J’avais vingt-six ans lorsque mon père m’a parlé d’elle. Il disait qu’elle avait volé des documents confidentiels avant de disparaître. »

Lucien eut un rire sans joie.

« Philippe Delcourt qualifiait toujours de voleur celui qui découvrait ce qu’il voulait cacher. »

Nicolas fit un pas vers lui.

« Vous connaissiez mon père mieux que vous ne le prétendez également. »


La tension entre eux devint presque physique.

« Assez », dis-je.

Une contraction légère me traversa. Tous deux se turent immédiatement.

Je détestai presque le fait que mon corps soit devenu la seule chose capable d’arrêter deux hommes habitués à contrôler des empires.

Élodie feuilleta encore le carnet.

« Camille, regardez. »

Une adresse était inscrite sur la dernière page.

**Banque privée Saint-Honoré — coffre 417.**

Sous l’adresse, mon père avait écrit une phrase à la main.

**Si Camille vient un jour chercher ceci, ne faites confiance ni à Beaumont ni à Delcourt.**


Je levai lentement les yeux vers Lucien.

Il avait reconnu l’écriture.

« Expliquez-moi. »

« Je ne peux pas expliquer une phrase que je n’ai jamais vue. »

« Mon père me dit de ne pas vous faire confiance. »

« Alors ne me faites pas confiance aveuglément. »

Sa réponse me surprit.

Il ne tenta pas de se défendre.

« Vérifiez tout ce que je vous dis. Vérifiez également tout ce qu’Hélène vous a raconté. »

Nicolas s’approcha du carnet.


« Et surtout, ne va pas à cette banque. »

Je tournai la tête vers lui.

« Voilà qui me donne précisément envie d’y aller. »

« Camille, écoute-moi. »

« Non. Pendant cinq ans, je t’ai écouté. »

Son visage se crispa.

« Tu crois que j’ai découvert cette fiducie aujourd’hui ? »

La chambre devint silencieuse.

« Qu’est-ce que tu veux dire ? »

Il passa une main sur son visage.


« J’en ai entendu parler il y a deux mois. »

Deux mois.

Bien avant le divorce.

« Et tu ne m’as rien dit. »

« Je ne savais pas si c’était réel. »

« Mais tu savais assez de choses pour préparer notre divorce trois semaines à l’avance. »

Il baissa les yeux.

Cette réaction suffit.

« Mon Dieu. »

La vérité me frappa avec une violence presque physique.


« Tu m’as épousée à cause de ça ? »

Nicolas releva brusquement la tête.

« Non. »

« Alors pourquoi notre rencontre semble-t-elle de moins en moins accidentelle ? »

« Parce qu’elle ne l’était pas. »

Je cessai de respirer.

Même Lucien sembla surpris.

Nicolas ferma les yeux un instant.

« Mon père m’a envoyé à cette exposition où nous nous sommes rencontrés. Il voulait que je fasse ta connaissance. »

Mes doigts se refermèrent autour du carnet.


« Pourquoi ? »

« Il ne me l’a jamais dit. À l’époque, je pensais qu’il voulait simplement que je rencontre la fille d’Antoine Moreau. »

« Et tu ne t’es jamais demandé pourquoi ? »

« Bien sûr que si. Puis je suis tombé amoureux de toi. »

Je ris, mais les larmes coulèrent malgré moi.

« Tu m’as jetée dehors enceinte. »

Il ne trouva rien à répondre.

Son silence détruisit ce qui restait de cette phrase.

Un agent de Lucien entra brusquement.

« Monsieur Beaumont. Nous avons retrouvé Madame Vasseur. »


Je me redressai.

« Où est-elle ? »

L’homme hésita.

« Dans le parking. Mais elle refuse de remonter. Elle dit qu’elle ne parlera qu’à Madame Moreau. »

Le médecin refusa catégoriquement que je quitte le lit. Après plusieurs minutes de discussion, Lucien fit organiser un appel vidéo sécurisé.

Le visage d’Hélène apparut sur une tablette.

Elle se trouvait à l’intérieur d’une voiture inconnue.

« Camille, écoute-moi. Je n’ai pas beaucoup de temps. »

« Pourquoi êtes-vous partie ? »

« Parce que quelqu’un m’a reconnue. »


« Qui ? »

Elle regarda derrière elle.

« La personne qui surveille ton dossier depuis ton mariage. »

Mon cœur accéléra.

« Donnez-moi son nom. »

« Ouvre le coffre. »

« Mon père a écrit que je ne devais faire confiance ni à Lucien ni aux Delcourt. »

Hélène se figea.

« Tu as trouvé le carnet. »

« Oui. »

Pour la première fois, elle sembla réellement paniquée.

« Alors il manque une page. »

Élodie reprit immédiatement le carnet et examina la reliure.

Une feuille avait effectivement été arrachée près du milieu.

« Qu’y avait-il dessus ? » demandai-je.

Hélène ouvrit la bouche.

Un bruit sec retentit de son côté.

Elle tourna brusquement la tête.

L’image trembla.

« Camille, quoi qu’on te dise, les trente-deux millions ne viennent pas de ton père. »

Je sentis mon sang se refroidir.

« De qui viennent-ils ? »

Hélène regarda directement la caméra.

« De Philippe Delcourt. »

Nicolas recula comme s’il venait de recevoir un coup.

« Impossible. »

Hélène continua rapidement.

« Il les a placés à ton nom six ans auparavant. Antoine l’a découvert la veille de sa mort. C’est pour cela qu’il voulait voir Lucien. »

« Pourquoi le père de Nicolas m’aurait-il donné trente-deux millions ? »

Des phares apparurent soudain derrière la voiture d’Hélène.

Son visage se décomposa.

« Non… »

« Hélène ? »

« Camille, la réponse est dans le coffre. Mais avant de l’ouvrir, fais une chose. »

« Laquelle ? »

Elle se rapprocha de la caméra.

« Fais vérifier l’identité biologique de tes bébés. »

Je restai figée.

Nicolas devint blanc.

« Qu’est-ce que ça signifie ? »

Mais Hélène ne regardait plus la caméra. Elle fixait quelque chose derrière le pare-brise.

Puis la connexion s’interrompit.

L’écran devint noir.

Personne ne parla.

Je tournai lentement la tête vers Nicolas.

« Pourquoi devrais-je faire vérifier l’identité biologique de mes enfants ? »

« Je n’en sais rien. »

Mais quelque chose dans son expression venait de changer.

Lucien le vit également.

« Vous savez quelque chose. »

« Non. »

« Nicolas. »

Je connaissais cette voix. Celle qu’il utilisait lorsqu’il mentait en essayant de rester calme.

« Regarde-moi. »

Il finit par lever les yeux.

« Camille, il y a environ sept mois… j’ai fait un test médical. »

Mon cœur se serra.

« Quel test ? »

Il avala difficilement sa salive.

« Un examen de fertilité. »

Le silence devint absolu.

« Pourquoi ? »

Nicolas semblait soudain incapable de me regarder.

« Parce que Chloé voulait un enfant. »

Cette phrase me traversa comme une lame, mais ce qui suivit fut pire.

« Et le médecin m’a annoncé que je ne pouvais probablement pas en avoir. »

Je regardai instinctivement mon ventre.

Quatre petits battements continuaient de vivre sous ma peau.

« Probablement ? »

Nicolas secoua lentement la tête.

« Camille… les résultats indiquaient une stérilité complète. »

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