Divertissement

Mon Mari M’a Jetée Dehors Enceinte… Puis Le Milliardaire Le Plus Redouté De France A Découvert Le Secret De Mes Quatre Bébés

Nicolas resta dans l’encadrement de la porte, incapable de prononcer un mot. Son visage avait perdu toute sa couleur. Je regardai la photographie entre mes doigts, puis la lettre de mon père. Une seule pensée tournait dans ma tête, si horrible que je refusais encore de lui donner une forme.

« Dis quelque chose. »

Nicolas entra lentement.

« Je ne peux pas. »

« Tu peux. Tu dois. »

Il regarda la photographie d’Hélène dans la maternité.

« Mon père avait une liaison avec quelqu’un avant mon mariage. »

« Avec Hélène ? »

« Je ne sais pas. »

« Mais tu savais qu’elle travaillait pour lui. »


« Oui. »

Je sentis ma colère revenir.

« Alors cherche dans ta mémoire. Tu as forcément vu cette femme avant. »

Nicolas passa une main sur son front.

« Quand j’avais onze ans, mon père m’emmenait parfois dans une maison près de Versailles. Une femme y vivait. Je ne connaissais pas son nom. Elle s’occupait de certaines affaires administratives. Je me souviens seulement qu’elle avait une petite fille. »

Mon souffle se coupa.

« Quel âge avait cette petite fille ? »

Il ferma les yeux.

« Environ six ans. »

La chambre devint silencieuse.


Élodie prit la lettre.

« Nous devons faire vérifier l’authenticité de ces documents avant de tirer une conclusion. »

« Faites-le », répondis-je immédiatement.

Lucien, resté près de la fenêtre, regardait la photographie avec une expression sombre.

« Il y a quelque chose qui ne correspond pas. »

Je me tournai vers lui.

« Quoi ? »

Il désigna la date inscrite au dos.

« Le 12 avril. »

« C’est ma date de naissance. »


« Exactement. Mais Philippe Delcourt était officiellement à Genève ce jour-là. »

Nicolas releva brusquement la tête.

« Mon père avait une réunion avec trois investisseurs. »

« Une réunion qui n’a duré que vingt minutes », répondit Lucien. « J’ai vérifié les archives de Beaumont à l’époque. Il a quitté Genève le matin même. »

Je sentis mon cœur accélérer.

« Alors il était ici. »

« Probablement. »

Nicolas recula d’un pas.

« Pourquoi mon père aurait-il caché ça pendant toute sa vie ? »

Lucien répondit d'une voix basse :


« Peut-être parce que tu n’étais pas le seul héritier qu’il préparait. »

Le silence fut brutal.

Je regardai mon ventre.

« Et mes enfants ? »

Personne ne répondit.

Le médecin entra à cet instant pour vérifier mes constantes. Il demanda à tout le monde de sortir quelques minutes. Lorsque la porte se referma, je restai seule avec mes pensées.

Je voulais croire que mes bébés étaient simplement les miens. Que cette histoire absurde de fortune, de filiation et de mensonges n’avait rien à voir avec eux.

Mais une question persistait.

Pourquoi Philippe Delcourt avait-il placé trente-deux millions à mon nom ?

Quelques minutes plus tard, Élodie revint.


Elle tenait la clé USB.

« Nous avons réussi à ouvrir une partie des fichiers. »

Elle brancha l’appareil sur son ordinateur.

Un dossier apparut.

**PROJET HÉRITIERS — CONFIDENTIEL.**

Je sentis mes mains devenir glacées.

Élodie ouvrit le premier fichier.

Des noms apparurent.

Des dates.

Des transferts bancaires.


Puis une liste de femmes.

Certaines avaient reçu de l’argent.

D’autres avaient disparu des registres.

« Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

Lucien s’approcha.

« Des mères porteuses ? »

Élodie secoua la tête.

« Pas exactement. »

Elle ouvrit un second document.

Cette fois, une phrase apparut en haut de la page.


**PROGRAMME DE DESCENDANCE — SÉLECTION GÉNÉTIQUE.**

Je sentis mon estomac se nouer.

« Non. »

Nicolas entra au même moment.

Il vit l’écran.

Son visage se décomposa.

« Mon père faisait des recherches génétiques. »

Lucien le fixa.

« Sur quoi ? »

« Sur les lignées familiales. La fertilité. Certaines caractéristiques héréditaires. Il disait vouloir identifier les futurs héritiers capables de reprendre ses entreprises. »


Je regardai Nicolas.

« Et moi ? »

Il ne répondit pas.

Élodie fit défiler le document.

Puis elle s’arrêta.

« Camille Moreau. »

À côté de mon nom figurait une série de chiffres.

Et en dessous :

**Compatibilité génétique : 99,8 %.**

Je me levai presque malgré moi.


« Avec qui ? »

Élodie ouvrit le fichier suivant.

Une référence apparut.

**Sujet masculin : N.D.**

Nicolas pâlit.

« Moi ? »

Je reculai contre l’oreiller.

« Ils avaient comparé notre ADN avant même notre mariage. »

Lucien serra les poings.

« Philippe savait. »


« Qu’est-ce qu’il savait ? » demandai-je.

Personne n’eut le temps de répondre.

L’écran de l’ordinateur s’éteignit.

Puis une nouvelle notification apparut.

**FICHIER SUPPRIMÉ À DISTANCE.**

Élodie se précipita pour empêcher l’effacement, mais une seule page resta visible.

Une note manuscrite numérisée.

L’écriture ressemblait à celle de Philippe.

**Nicolas ne doit jamais savoir qu’il a épousé sa demi-sœur.**

Je cessai de respirer.

Nicolas fixa l’écran.

« Non… »

Lucien se tourna vers lui.

« Il faut partir du principe que ce document peut être falsifié. »

Mais Nicolas ne l’écoutait plus.

Il me regardait.

Ses yeux étaient remplis d’horreur.

« Camille… »

Je ne répondis pas.

Une infirmière entra précipitamment.

« Madame Moreau, nous avons un problème. »

Je me tournai vers elle.

« Lequel ? »

Elle regarda son dossier.

« Le laboratoire vient de nous appeler concernant le prélèvement de vos bébés. »

Mon cœur s'arrêta.

« Le résultat ? »

Elle hésita.

« Ils disent que l’échantillon ne correspond pas à celui qui a été prélevé ici. »

Lucien se redressa.

« Quoi ? »

L’infirmière tremblait.

« Quelqu’un a remplacé l’échantillon avant son départ pour le laboratoire. »

Nicolas regarda immédiatement la porte.

Et je compris alors que quelqu’un, quelque part dans cet hôpital, ne cherchait pas seulement à cacher la vérité sur mon passé.

Quelqu’un voulait contrôler la vérité sur mes enfants.

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