Divertissement

Il Avait Amené Sa Maîtresse Au Gala Pour Humilier Sa Fiancée — Puis Un Cheikh Milliardaire La Choisit Devant Tout Le Monde

Je restai figée devant le document, incapable de détacher mes yeux du nom inscrit au bas de la page. Mon père. Pendant plusieurs secondes, le bruit de la salle sembla disparaître. Je revis son bureau, les dossiers empilés sur son vieux secrétaire, les conversations interrompues lorsque j’entrais dans la pièce, toutes ces fois où il m’avait répété que mes projets étaient trop risqués et que je devais penser à quelque chose de plus stable. Je me souvenais surtout de la façon dont il avait réagi lorsque je lui avais annoncé mes fiançailles avec Antoine. Il avait simplement souri et répondu que j’avais enfin trouvé quelqu’un capable de « construire quelque chose de sérieux ». À l’époque, j’avais pris cela pour une marque de confiance. À présent, chaque souvenir prenait une autre couleur.

« Mon père a signé ça ? »

Adrien acquiesça lentement.

« Selon les documents dont nous disposons, oui. »

« Pourquoi ? »

Il ne répondit pas immédiatement. Son conseiller se rapprocha et lui murmura quelques mots à l’oreille. Adrien lui fit signe d’attendre.

Antoine, qui se tenait toujours à quelques pas de nous, profita de cet instant pour s’approcher.

« Claire, tu dois partir avec moi. Maintenant. »

Je levai les yeux vers lui.

« Pourquoi ? »

« Parce que cette soirée est devenue incontrôlable. »

« Pour toi, peut-être. »

Il serra la mâchoire.

« Tu ne comprends pas ce qui est en train de se passer. »

« Alors explique-moi. »

Il resta silencieux.

Je m’avançai vers lui.

« Explique-moi pourquoi mon père a vendu mes travaux avant même que je te rencontre. Explique-moi pourquoi tu savais que ces documents existaient. Et surtout, explique-moi pourquoi tu m’as empêchée de développer ma propre entreprise pendant quatre ans. »

Antoine passa une main nerveuse dans ses cheveux.

« Ton père m’a contacté. »

Un frisson parcourut mon dos.

« Quand ? »

« Avant nos fiançailles. »

Je le fixai.

« Qu’est-ce qu’il voulait ? »

Antoine regarda autour de lui avant de répondre.

« Il voulait que je reprenne certains de tes projets. »

« Reprendre ? »

« Les développer commercialement. »

« Sans moi ? »

Il baissa les yeux.

Cette fois, je compris.

Ce n’était pas seulement une trahison amoureuse. C’était quelque chose qui avait commencé bien avant notre histoire.

Vanessa s’approcha soudain.

« Antoine, arrête. »

Il se retourna vers elle.

« Pas maintenant. »

Elle secoua la tête.

« Tu ne peux plus lui mentir. »

Je me tournai vers elle.

« Enfin une chose sur laquelle nous sommes d’accord. »

Elle inspira profondément.

« Je savais qu’il y avait des contrats. Je ne savais pas tout. »

« Depuis quand travailles-tu avec lui ? »

Elle hésita.

« Deux ans. »

Je sentis ma poitrine se serrer.

Deux ans.

Deux années pendant lesquelles elle me souriait peut-être lors des dîners, pendant lesquelles Antoine rentrait tard et prétendait avoir des réunions, pendant lesquelles je pensais que notre couple traversait simplement une période difficile.

« Et la robe ? »

Vanessa me regarda sans comprendre.

« Quelle robe ? »

« Celle que je porte. Antoine l’a choisie trois semaines avant cette soirée. »

Antoine détourna immédiatement le regard.

Je compris alors que même ce souvenir n’était peut-être pas aussi innocent que je l’avais cru.

Adrien intervint avant que je puisse poser une autre question.

« Claire, il faut que vous veniez avec moi. »

« Où ? »

« Dans une salle privée. »

« Pourquoi ? »

Son regard devint plus sérieux.

« Parce que je viens de recevoir une confirmation qui change complètement ce dossier. »

Il me conduisit vers un salon situé derrière la salle de réception. Deux de ses conseillers nous suivirent. Je fermai la porte derrière moi et poussai enfin un long souffle.

« Dites-moi tout. »

Adrien posa son téléphone sur la table.

« J’ai demandé à mon équipe de vérifier l’origine de la société qui a acheté vos droits. Elle n’a presque aucune activité commerciale. Elle a été créée uniquement pour recevoir ces actifs. »

« Par mon père ? »

« Officiellement, oui. Mais les fonds ne provenaient pas de lui. »

Je sentis mon cœur accélérer.

« De qui alors ? »

Adrien fit glisser son téléphone vers moi.

Une liste de transactions apparut à l’écran.

Plusieurs virements.

Des sociétés intermédiaires.

Des comptes étrangers.

Puis une dernière ligne.

Je reconnus immédiatement le nom de Delcourt Technologies.

Je relevai la tête.

« Antoine a financé l’achat. »

Adrien ne répondit pas.

Il n’en avait pas besoin.

Je reculai d’un pas et m’appuyai contre la table.

Tout ce que je croyais avoir construit avec Antoine commençait à ressembler à un piège soigneusement préparé.

Mais une question me brûlait encore.

« Pourquoi mon père aurait-il accepté ça ? »

Adrien resta silencieux quelques secondes.

Puis il sortit une enveloppe brune de sa mallette.

« Parce que votre père avait une dette. Une dette qui n’était pas financière. »

Je pris l’enveloppe.

À l’intérieur se trouvait une vieille photographie.

Je reconnus mon père immédiatement.

À côté de lui se tenait un homme que je n’avais jamais vu.

Mais au dos de la photographie, une date était inscrite.

Dix ans avant ma rencontre avec Antoine.

Et sous la date, une seule phrase manuscrite :

« Si Claire découvre la vérité, tout s’effondrera. »

Je relevai lentement les yeux vers Adrien.

« Qui est cet homme ? »

Le milliardaire ne répondit pas.

Parce qu’au même instant, quelqu’un frappa violemment à la porte du salon.

Puis une voix que je n’avais pas entendue depuis plus de six ans prononça mon prénom.

« Claire… ouvre-moi. Je dois te parler avant qu’Adrien te raconte le reste. »

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