Divertissement

J’ai Épousé Un Milliardaire Dans Le Coma Pour Sauver Ma Famille… Mais À Notre Mariage, Il A Murmuré Mon Prénom Et Révélé Un Secret Qui A Tout Changé

Claire resta figée devant le lit vide, la photographie entre les doigts. Sa mère souriait sur le cliché comme Claire ne l’avait plus vue sourire durant les derniers mois de sa maladie. À côté d’elle, Éthan paraissait plus jeune, vêtu simplement d’un manteau sombre, sans chauffeur ni garde du corps, presque méconnaissable loin des photographies officielles de la famille Delcourt. Pourtant, c’était bien lui. Claire en était certaine.

« Quand cette photo a-t-elle été prise ? » demanda Viviane derrière elle.

Claire retourna le cliché. Aucune date. Seulement cette phrase : Demande à Claire ce que sa mère lui a laissé avant de mourir.

« Je ne comprends pas. »

Bernard entra à son tour dans la chambre et, dès qu’il aperçut la photographie, son visage se vida de toute couleur.

Claire le vit.

« Tu l’as déjà vue. »

« Non. »

« Papa. »

« Claire, ce n’est pas le moment. Éthan a disparu. »


Elle s’approcha de lui.

« Justement. Quelqu’un vient d’enlever un homme incapable de marcher seul pendant une panne de courant qui dure moins d’une minute, et laisse derrière lui une photo de maman. Alors tu vas arrêter de décider quand c’est le bon moment pour me dire la vérité. »

Bernard baissa les yeux.

Le docteur Valois interrompit leur échange.

« Éthan ne peut pas être loin. Après neuf mois d’immobilité, il lui serait impossible de quitter cette propriété sans aide. »

Viviane se retourna immédiatement vers le responsable de la sécurité.

« Fermez les grilles. Personne n’entre, personne ne sort. Vérifiez chaque véhicule, chaque pièce et toutes les caméras. »

L’homme hésita.

« Madame… les caméras se sont coupées avec l’électricité. »

« Toutes ? »


« Oui. »

Viviane devint livide.

« Elles disposent d’une alimentation indépendante. »

Claire comprit immédiatement.

La panne n’était pas accidentelle.

Quelqu’un connaissait parfaitement les systèmes de la demeure.

« Où est Julien ? » demanda-t-elle.

Personne ne répondit.

Ils se séparèrent pour fouiller la propriété. Claire descendit avec Bernard, mais arrivée au premier étage, elle s’arrêta brutalement.

« Qu’est-ce que maman m’a laissé ? »


Son père continua deux marches avant de comprendre qu’elle ne le suivait plus.

« Je te l’ai dit, nous devons d’abord retrouver Éthan. »

« Et si les deux choses étaient liées ? »

Bernard resta silencieux.

Claire descendit lentement vers lui.

« Avant de mourir, maman m’a donné sa bague, quelques lettres et la boîte en bois qui appartenait à ma grand-mère. C’est tout. »

À la mention de la boîte, Bernard releva brusquement les yeux.

Claire sentit son ventre se nouer.

« La boîte. »

« Je ne sais rien. »


« Tu viens de me donner la réponse avec ton visage. »

Bernard passa une main sur son front.

« Ta mère m’avait interdit d’y toucher. »

« Pourquoi ? »

« Elle disait que ce qu’elle contenait t’appartenait et que tu comprendrais quand le moment serait venu. Après sa mort, j’ai rangé toutes ses affaires. Je pensais que cette histoire disparaîtrait avec elle. »

« Quelle histoire ? »

Bernard regarda autour d’eux avant de murmurer :

« Celle des Delcourt. »

Claire sentit son cœur manquer un battement.

« Maman connaissait cette famille ? »


« Beaucoup mieux que tu ne l’imagines. »

Un bruit provenant du rez-de-chaussée interrompit leur conversation. Deux agents de sécurité venaient de découvrir un fauteuil roulant vide près d’une porte de service.

Claire descendit en courant.

Le fauteuil d’Éthan se trouvait devant l’entrée menant aux anciennes cuisines. Une couverture était tombée au sol.

Le docteur Valois l’examina.

« C’est bien le sien. »

« Alors ils l’ont transféré dans autre chose », dit Claire.

Le responsable de la sécurité indiqua la cour arrière.

« Une camionnette médicale a quitté la propriété trois minutes avant le verrouillage des grilles. »

Viviane se retourna violemment.


« Quelle camionnette ? »

« Elle portait le logo du prestataire médical habituel de monsieur Delcourt. Le garde l’a laissée sortir. »

« Je n’ai demandé aucun transfert », déclara le docteur Valois.

Claire sentit le froid l’envahir.

Quelqu’un avait préparé cette opération.

Son téléphone vibra.

Numéro inconnu.

Un message.

NE PRÉVENEZ PAS LA POLICE.

Elle leva les yeux.


« J’ai reçu quelque chose. »

Un deuxième message apparut.

SI VOUS VOULEZ REVOIR VOTRE MARI, RETROUVEZ CE QUE VOTRE MÈRE VOUS A LAISSÉ.

Puis un troisième.

VENEZ SEULE.

Viviane lut par-dessus son épaule.

« Hors de question. »

Claire regarda Bernard.

« La boîte est toujours dans l’appartement ? »

Il acquiesça.


« Dans le placard de ta mère. »

« Alors nous allons la chercher. »

« Le message dit seule », rappela Viviane.

« Et vous pensez sérieusement que je vais obéir à quelqu’un qui vient d’enlever Éthan ? »

Bernard saisit doucement sa main.

« Claire, écoute-moi. Si cette boîte contient ce que je crois… »

« Quoi ? »

Il hésita.

« Ta mère travaillait autrefois pour le groupe Delcourt. »

Claire le dévisagea.


« Elle était comptable dans une petite entreprise. »

« C’est ce qu’elle t’a raconté. Avant ta naissance, elle travaillait au siège du groupe, directement auprès du père d’Éthan. »

Claire eut l’impression que chaque souvenir de son enfance venait de changer de couleur.

« Pourquoi me l’avoir caché ? »

« Parce qu’elle est partie après avoir découvert quelque chose. »

« Quoi ? »

« Elle ne me l’a jamais expliqué entièrement. Elle disait seulement qu’un jour, quelqu’un viendrait chercher ce qu’elle avait emporté. »

Claire pensa à la boîte.

Vingt-cinq minutes plus tard, malgré les protestations de Viviane, elle se trouvait dans la voiture avec Bernard. Deux agents de sécurité les suivaient discrètement à distance. Julien restait introuvable.

L’appartement de Créteil était exactement comme Claire l’avait quitté le matin même. Sa tasse de café reposait encore dans l’évier. Une veste pendait derrière la porte. Après le marbre et les lustres de la propriété Delcourt, cet endroit minuscule lui semblait appartenir à une autre vie.


Elle entra dans l’ancienne chambre de sa mère.

Le placard grinça lorsqu’elle l’ouvrit.

Tout en haut se trouvait la petite boîte en bois sombre qu’elle n’avait pas touchée depuis deux ans.

Claire la posa sur le lit.

« Tu sais ce qu’il y a dedans ? »

« Non. »

Elle souleva le couvercle.

Des lettres.

Un vieux pendentif.

Une clé portant le numéro 317.

Et une enveloppe sur laquelle sa mère avait écrit son prénom.

Claire l’ouvrit.

Ma Claire,

Si tu lis ceci parce qu’un Delcourt est venu te chercher, alors j’ai échoué à te tenir loin de cette famille.

Ses mains commencèrent à trembler.

Elle continua.

Éthan n’est pas ton ennemi. S’il vient vers toi, écoute-le avant de juger ce que je vais te révéler. Mais ne donne la clé à personne, surtout pas à celui qui prétendra vouloir sauver l’entreprise.

Claire regarda la petite clé.

« Numéro 317 », murmura Bernard.

Puis elle sortit un document plié au fond de l’enveloppe.

C’était un acte notarié vieux de vingt-sept ans.

Claire parcourut les premières lignes sans comprendre.

Puis elle vit le nom de sa mère.

Hélène Moreau.

Et celui du grand-père d’Éthan, Alexandre Delcourt.

Le document mentionnait des actions placées sous mandat fiduciaire.

Claire releva les yeux.

« Papa… pourquoi maman possédait-elle des actions Delcourt ? »

Bernard ne répondit pas.

Un plancher craqua dans le salon.

Ils se figèrent.

Quelqu’un se trouvait dans l’appartement.

Claire referma la boîte et saisit son téléphone.

La porte de la chambre s’ouvrit.

Julien apparut.

Son costume impeccable avait disparu. Il portait un pantalon sombre et une chemise dont les manches étaient retroussées. Dans sa main se trouvait le téléphone d’Éthan.

« Donnez-moi la clé, Claire. »

Bernard se plaça devant sa fille.

« Où est Éthan ? »

Julien eut un étrange sourire.

« Vous posez encore les mauvaises questions. »

Le téléphone qu’il tenait s’alluma soudain.

Un appel entrant.

Julien regarda l’écran.

Son expression changea.

Claire aperçut le nom affiché.

ÉTHAN.

Personne ne bougea.

Julien décrocha lentement.

Une respiration faible se fit entendre.

Puis la voix d’Éthan.

« Claire est avec toi ? »

Julien regarda autour de lui, déstabilisé pour la première fois.

Claire comprit alors quelque chose d’essentiel.

Si Julien possédait le téléphone d’Éthan tandis qu’Éthan appelait depuis un autre appareil…

Julien n’était peut-être pas celui qui l’avait enlevé.

La voix d’Éthan revint, plus urgente.

« Claire, si tu m’entends, ne lui donne pas la clé. Le coffre 317 contient la preuve de ce qui est arrivé à ta mère. »

Claire sentit ses jambes se dérober.

« Ce qui est arrivé à maman ? Elle est morte d’un cancer. »

Un silence traversa la ligne.

Puis Éthan murmura :

« Non, Claire. C’est seulement ce qu’on t’a laissé croire. »

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