Divertissement

J’ai Épousé Un Milliardaire Dans Le Coma — Puis, Le Soir De Nos Noces, Il A Serré Ma Main

La porte s’ouvrit avant même que le regard d’Ethan ait eu le temps de retrouver toute sa netteté.

Je retirai brusquement ma main au moment où Julien entra dans la chambre.

Son sourire disparut lorsqu’il remarqua l’accélération du rythme sur le moniteur.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? »

« Rien », répondis-je beaucoup trop vite.

Julien s’approcha du lit et observa attentivement le visage d’Ethan.

Pendant une seconde terrifiante, je crus qu’Ethan allait bouger de nouveau.

Mais il resta parfaitement immobile.

Julien vérifia les appareils, puis se tourna vers moi.

« Vous avez l’air effrayée. »


« La journée a été difficile. »

Son regard descendit vers ma main.

« Il a réagi à votre présence ? »

« Non. »

Le mensonge sortit de ma bouche plus facilement que je ne l’aurais imaginé.

Julien sourit, mais la méfiance demeurait dans ses yeux.

« Tant mieux. Parce que les faux espoirs rendent les gens imprudents. »

Lorsqu’il quitta la chambre, je verrouillai la porte et me précipitai vers Ethan.

Ses paupières s’ouvrirent de nouveau.

Cette fois, il me regarda droit dans les yeux.


« Tu peux m’entendre ? » murmurai-je.

Ses doigts se resserrèrent faiblement autour des miens.

« Une pression pour oui, deux pour non. »

Une pression.

Mon cœur se mit à battre à tout rompre.

« Tu es vraiment réveillé ? »

Une pression.

« Tu peux parler ? »

Deux pressions.

« Est-ce que ta famille le sait ? »


Deux.

Je me penchai davantage vers lui.

« Ce qui t’est arrivé… c’était un accident ? »

Sa main se referma sur la mienne avec une force presque douloureuse.

Deux pressions.

Quelqu’un lui avait fait ça.

« C’était Julien ? »

Ethan hésita.

Puis il serra une fois.

Des bruits de pas retentirent derrière la porte.


Je rabattis la couverture sur sa main juste au moment où Viviane entra avec l’infirmière.

Elle portait un plateau argenté sur lequel se trouvaient des médicaments.

« Vous devriez aller vous reposer », me dit Viviane.

« Je préfère rester. »

« Ce n’était pas une suggestion. »

L’infirmière injecta un produit dans la perfusion d’Ethan.

Ses yeux se fermèrent presque immédiatement.

« Qu’est-ce que vous lui avez donné ? » demandai-je.

« Son sédatif habituel. »

Mon sang se glaça.


« Pourquoi un homme inconscient aurait-il besoin de sédatifs ? »

Le visage de Viviane se durcit.

« Parce que son corps s’agite parfois. »

Cette nuit-là, une fois tout le monde parti, je fouillai dans la table de chevet.

Sous une pile de dossiers médicaux, je découvris un petit enregistreur dissimulé ainsi qu’un mot écrit de la main d’Ethan.

Il ne contenait que quatre mots :

MON COMA EST UN EMPOISONNEMENT.

Avant que je puisse chercher autre chose, mon téléphone vibra.

Une photo venait d’arriver d’un numéro inconnu.

On m’y voyait assise auprès d’Ethan quelques minutes plus tôt.


Sous la photo, un message était affiché :

IL S’EST RÉVEILLÉ POUR TOI. MAINTENANT, VOUS DEVEZ MOURIR TOUS LES DEUX.

Puis les lumières de la chambre s’éteignirent.

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