Divertissement

J’ai Épousé Un Milliardaire Dans Le Coma — Puis, Le Soir De Nos Noces, Il A Serré Ma Main

L’obscurité avala la chambre si brutalement que, pendant quelques secondes, je cessai de respirer.

Le bourdonnement des appareils continua pourtant autour de moi.

Bip.

Bip.

Bip.

Ethan était toujours là.

Mais quelqu’un venait de m’envoyer une menace de mort au moment exact où les lumières s’étaient éteintes.

Ce n’était pas une coïncidence.

Je serrai mon téléphone contre ma poitrine et activai la lampe torche.

Le faisceau tremblant éclaira le lit.


Ethan ne bougeait pas.

Le sédatif faisait toujours effet.

Je regardai aussitôt la porte.

La poignée s’abaissa lentement.

Mon sang se glaça.

Quelqu’un essayait d’entrer.

Je me précipitai vers la serrure et appuyai de tout mon poids contre la porte.

La poignée bougea encore.

Une fois.

Deux fois.


Puis s’immobilisa.

Je restai là, incapable de respirer, l’oreille collée contre le bois.

Des pas s’éloignèrent dans le couloir.

Je ne savais pas qui se trouvait de l’autre côté.

Mais cette personne savait qu’Ethan avait réagi.

Et elle savait que j’étais avec lui.

Je retournai vers la table de chevet et glissai immédiatement le petit enregistreur dans la poche de ma robe.

Le mot d’Ethan, lui, était trop dangereux pour rester ici.

MON COMA EST UN EMPOISONNEMENT.

Je le relus sous la lumière de mon téléphone.


Puis je le pliai et le cachai dans la doublure intérieure de mon sac.

À peine avais-je terminé que l’électricité revint.

Les lampes s’allumèrent.

Le moniteur se stabilisa.

Et presque aussitôt, quelqu’un frappa à la porte.

« Madame Delcourt ? »

La voix de l’infirmière.

Je ne répondis pas immédiatement.

« Madame Delcourt ? Tout va bien ? »

Je déverrouillai enfin.


Elle entra avec une expression étonnamment calme.

« Une panne électrique », expliqua-t-elle. « Cela arrive parfois. »

Je la fixai.

« Dans une demeure équipée de générateurs de secours ? »

Son visage ne changea presque pas.

Presque.

« Le système a mis quelques secondes à basculer. »

« Quelqu’un a essayé d’entrer pendant la panne. »

Elle détourna les yeux vers Ethan.

« Vous avez probablement entendu un membre du personnel. »


« Pourquoi n’a-t-il pas frappé ? »

Cette fois, elle ne répondit pas.

Elle vérifia rapidement la perfusion d’Ethan, puis ajusta quelque chose sur la pompe.

Je m’approchai aussitôt.

« Qu’est-ce que vous faites ? »

« Je vérifie son traitement. »

« Quel traitement ? »

Elle leva les yeux vers moi.

« Celui prescrit par son médecin. »

Je regardai l’étiquette du flacon suspendu au-dessus du lit.


Le nom était partiellement caché par un morceau de ruban adhésif.

« Je veux savoir ce qu’on lui donne. »

Son expression se ferma.

« Madame Delcourt, vous venez de vous marier aujourd’hui. Vous n’avez aucune formation médicale. »

« Mais je suis son épouse. »

Le silence qui suivit fut glacial.

Puis une voix résonna derrière nous.

« Et cela ne vous donne pas le droit de perturber ses soins. »

Viviane se tenait dans l’encadrement de la porte.

Je ne l’avais pas entendue arriver.


Son regard passa de moi à l’infirmière, puis au flacon.

« Laissez-nous », ordonna-t-elle.

L’infirmière sortit sans discuter.

Viviane entra et referma la porte.

« Vous posez beaucoup de questions. »

« Mon mari vient de bouger pour la première fois depuis neuf mois. Je pense avoir le droit d’en poser quelques-unes. »

Elle resta parfaitement immobile.

Trop immobile.

« Il a bougé ? »

Mon erreur me frappa immédiatement.


Je venais de lui donner une information que j’avais soigneusement cachée à Julien.

Je baissai les yeux comme si je réalisais seulement maintenant ce que j’avais dit.

« Un réflexe. Peut-être. Je ne sais pas. Son doigt a tressailli. »

Viviane m’observa longuement.

« Les patients dans son état ont parfois des mouvements involontaires. Cela ne signifie rien. »

« Julien m’a dit la même chose. »

À la mention de son nom, quelque chose passa dans ses yeux.

De la colère ?

De la peur ?

Je ne pus le déterminer.


« Julien n’est pas médecin », répondit-elle.

« Pourtant, il semble très intéressé par l’état d’Ethan. »

Viviane s’approcha de moi.

« Écoutez-moi attentivement, Emma. Vous êtes entrée aujourd’hui dans une famille que vous ne connaissez pas. Vous ignorez ses tensions, ses intérêts et son histoire. Si vous voulez survivre ici, ne tirez pas de conclusions trop rapidement. »

Le mot survivre me frappa plus fort que tout le reste.

« C’est un conseil ou une menace ? »

Pour la première fois, son masque se fissura.

À peine.

« C’est un avertissement. »

Puis elle partit.


Cette nuit-là, je refusai de quitter la chambre.

Je fis semblant de dormir dans le fauteuil près de la fenêtre, le téléphone serré dans ma main.

Vers deux heures du matin, le sédatif commença enfin à perdre son effet.

Je le compris lorsque les doigts d’Ethan bougèrent sous la couverture.

Je me levai immédiatement.

« Ethan ? »

Ses paupières frémirent.

Puis s’ouvrirent lentement.

Son regard trouva le mien.

« Tu m’entends ? »

Une pression.

Je pris une inspiration.

« J’ai trouvé ton message. Celui sur l’empoisonnement. »

Ses yeux se fermèrent brièvement.

Une pression.

« Les médicaments qu’ils te donnent… c’est comme ça qu’ils te maintiennent dans cet état ? »

Une pression.

Mon estomac se noua.

« Est-ce que tous les médecins savent ce qui se passe ? »

Deux pressions.

« L’infirmière ? »

Il hésita.

Puis une pression.

Je sentis ma gorge se serrer.

« Viviane ? »

Cette fois, Ethan ne répondit pas immédiatement.

Son regard changea.

Il semblait vouloir me dire quelque chose que le système de pressions ne permettait pas d’expliquer.

« Est-ce qu’elle essaie de te faire du mal ? »

Deux pressions.

Je restai figée.

« Elle essaie de te protéger ? »

Une pression.

Tout ce que je croyais comprendre venait de se compliquer.

Julien était impliqué.

L’infirmière semblait impliquée.

Mais Viviane, malgré son comportement glacial, n’était peut-être pas mon ennemie.

Je sortis discrètement l’enregistreur de ma poche.

« J’ai trouvé ça dans ta table de chevet. C’est à toi ? »

Les yeux d’Ethan s’agrandirent légèrement.

Une pression.

« Il y a quelque chose dessus qui peut prouver ce qu’on t’a fait ? »

Une pression.

Mon cœur accéléra.

« Julien sait que cet enregistreur existe ? »

Deux pressions.

Je le serrai dans ma main.

Pour la première fois depuis mon arrivée dans cette maison, nous avions peut-être autre chose que des soupçons.

Nous avions une preuve.

Un bruit sec retentit soudain dans le couloir.

Ethan referma aussitôt les yeux.

Je cachai l’enregistreur sous ma robe.

La porte s’ouvrit.

Julien apparut.

Il ne souriait plus.

Il tenait mon téléphone dans sa main.

Mon téléphone.

Celui que j’étais certaine d’avoir laissé sur la table près du fauteuil.

« Vous cherchez ceci ? » demanda-t-il doucement.

Je sentis tout mon corps se raidir.

Julien entra et verrouilla la porte derrière lui.

Puis il posa mon téléphone sur la table.

L’écran était allumé.

La photo de la menace s’y affichait encore.

IL S’EST RÉVEILLÉ POUR TOI. MAINTENANT, VOUS DEVEZ MOURIR TOUS LES DEUX.

Julien leva lentement les yeux vers moi.

« Nous devons parler de ce que vous avez vu ce soir. »

À suivre — cliquez sur la Partie 4 pour continuer.

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