Divertissement

Ma Fille Est Rentrée Couverte De Sang Le Soir De Son Mariage… Sa Belle-Mère Voulait Lui Voler Son Appartement À 1,7 Million D’Euros

Élodie resta immobile, les yeux fixés sur le téléphone d’Alexandre. Pendant plusieurs secondes, elle eut l’impression que l’appartement était devenu soudainement trop petit pour contenir l’air qu’elle essayait de respirer. Le nom de l’année, 2008, semblait résonner dans sa tête comme une porte qu’elle avait verrouillée depuis longtemps et dont quelqu’un venait de retrouver la clé.

Camille la regardait avec inquiétude.

« Maman… qu’est-ce que tu as fait en 2008 ? »

Élodie ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Alexandre, lui, ne bougeait pas. Il connaissait déjà cette expression sur le visage de son ancienne épouse. C’était celle qu’elle avait eue autrefois lorsqu’elle avait décidé de partir sans rien expliquer à personne.

« Élodie », dit-il finalement, « je pensais que cette histoire était terminée. »

Elle tourna lentement la tête vers lui.

« Elle aurait dû l’être. »

« Alors raconte-nous. Maintenant. »

Camille se redressa malgré la douleur.

« Je mérite de savoir. »

Élodie ferma les yeux. Elle aurait voulu protéger sa fille encore quelques minutes, peut-être quelques heures. Mais après ce qui venait de se passer, elle comprit qu’elle ne pouvait plus choisir le moment où la vérité sortirait.

« En 2008, j’ai travaillé pendant quelques mois dans un cabinet comptable qui s’occupait de plusieurs sociétés immobilières parisiennes. C’est là que j’ai découvert des transferts d’argent étranges. Des appartements changeaient de propriétaire sans que les propriétaires réels semblent même être au courant. »

Alexandre fronça les sourcils.

« Tu ne m’avais jamais parlé de ça. »

« Parce que j’avais peur. »

Élodie fixa ses mains.

« J’avais trouvé des dossiers concernant un groupe appelé Delcourt Immobilier. À l’époque, je ne connaissais pas Véronique personnellement. Mais son nom apparaissait déjà dans certains documents. »

Camille pâlit.

« Véronique ? »

« Oui. »

Un silence lourd tomba dans la pièce.

« J’ai découvert qu’ils utilisaient des sociétés intermédiaires pour récupérer des biens appartenant à des familles endettées. Mais il y avait surtout un dossier qui m’avait choquée. Un immeuble du 7e arrondissement. »

Alexandre s’approcha.

« Quel immeuble ? »

Élodie leva les yeux.

« Celui où se trouve ton appartement, Camille. »

Camille sentit son estomac se nouer.

« Mais papa l’avait acheté bien avant que je naisse. »

« Justement. »

Élodie se leva lentement et alla jusqu’à une vieille commode. Elle ouvrit un tiroir qu’elle n’avait pas touché depuis des années. Sous plusieurs enveloppes jaunies se trouvait une petite boîte métallique.

Elle la posa sur la table.

« J’avais gardé une copie. Je ne savais pas pourquoi. Peut-être parce qu’une partie de moi savait que cette histoire reviendrait un jour. »

Alexandre observa la boîte.

« Pourquoi ne m’avoir jamais donné ça ? »

Élodie baissa les yeux.

« Parce qu’après notre divorce, je voulais seulement survivre. Je ne voulais plus rien avoir à faire avec ces gens. »

Elle ouvrit la boîte.

À l’intérieur se trouvait une clé ancienne, plusieurs photocopies et une enveloppe portant une date : 17 octobre 2008.

Camille prit l’enveloppe.

« Je peux ? »

Élodie acquiesça.

Camille sortit une feuille. Ses yeux parcoururent rapidement les premières lignes avant de s’arrêter.

« Maman… il y a mon nom. »

Alexandre lui arracha presque le document des mains.

Il lut.

Son visage se décomposa.

« Ce n’est pas possible. »

« Quoi ? » demanda Camille.

Il posa la feuille sur la table.

Il s’agissait d’un ancien document notarié mentionnant un projet de transfert de propriété. Mais quelque chose était étrange : le document avait été préparé alors que Camille n’était encore qu’une enfant.

Et au bas de la page figurait une annotation manuscrite.

« Attendre sa majorité. Ensuite, mariage ou succession. »

Camille recula.

« Ils attendaient que j’aie dix-huit ans ? »

Élodie secoua lentement la tête.

« Je ne sais pas. Je n’ai jamais réussi à comprendre ce que cela signifiait. »

Alexandre reprit la feuille et la retourna.

Au dos, une seconde phrase avait été écrite au stylo noir.

« Le père doit être tenu à distance jusqu’à la signature définitive. »

Alexandre resta pétrifié.

Puis son regard se leva vers Élodie.

« C’est pour ça que tu m’as quitté ? »

Elle pâlit.

« Non. »

« Élodie, regarde-moi. Est-ce que quelqu’un t’a demandé de me quitter ? »

Elle ne répondit pas.

Cette fois, ce fut Camille qui comprit avant son père.

« Maman… »

Élodie inspira profondément.

« Ils m’avaient menacée. »

Alexandre serra les mâchoires.

« Qui ? »

« Je ne connaissais pas tous les noms. Mais quelqu’un savait où tu travaillais, où Camille allait à l’école… Ils m’ont dit que si je parlais, ils s’en prendraient à vous. »

Camille se mit à pleurer silencieusement.

« Tu nous as quittés pour nous protéger ? »

Élodie ne trouva pas la force de répondre.

À cet instant, la sonnette retentit.

Tous les trois sursautèrent.

Alexandre fit signe de ne pas bouger.

La sonnette retentit une deuxième fois.

Puis une voix d’homme s’éleva derrière la porte.

« Madame Delorme ? Police. Nous devons vous parler concernant les événements de cette nuit. »

Alexandre échangea un regard avec Élodie.

Quelque chose n’allait pas.

Il s’approcha silencieusement de la porte et regarda par le judas.

Son visage devint immédiatement grave.

« Ce ne sont pas des policiers. »

Camille retint son souffle.

Alexandre recula d’un pas.

Puis son téléphone vibra.

Un nouveau message venait d’arriver du même numéro inconnu.

« Ne leur ouvrez surtout pas. Véronique sait déjà que vous avez trouvé la boîte. »

Élodie fixa la porte.

Quelqu’un frappa doucement.

Puis une voix féminine murmura de l’autre côté :

« Élodie… nous savons que Camille est à l’intérieur. »

Et cette voix, Élodie la reconnut immédiatement.

C’était Véronique.

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