Divertissement

"Mon Mari M’a Poussée Du Haut D’une Montagne Pour 50 Millions D’Euros… Mais Il Ne Savait Pas Que Mon Père Était Le Propriétaire De L’Assurance** "

« Émilie, ne fais surtout pas confiance à ton père. »

La voix avait surgi dans l’obscurité juste à côté de moi. Je me retournai brusquement, mais je ne distinguai qu’une silhouette qui s’éloignait dans le couloir. J’entendis une porte claquer, puis plus rien. Mon fils remua dans mes bras et poussa un petit gémissement. Je le serrai contre moi.

« Qui était-ce ? » demandai-je.

Aucune réponse.

Une seconde plus tard, les lumières de secours s’allumèrent. Une faible lumière rouge envahit la pièce. Richard se tenait près de la fenêtre, tandis que Mathieu avait disparu de l’encadrement de la porte. Madeleine était au sol, une main contre son épaule, mais consciente.

« Où est Claire ? » demandai-je.

Madeleine releva la tête.

« Elle est partie. »

« Avec qui ? »

« Je ne sais pas. »


Mais quelque chose dans son regard me fit comprendre qu’elle mentait.

Je m’approchai d’elle.

« Vous savez exactement ce qui se passe ici. »

Madeleine resta silencieuse.

« Ma mère vous faisait confiance. Claire vous fait confiance. Même Richard semble avoir peur de vous. Alors dites-moi la vérité. Qui a ordonné la mort de ma mère ? »

Madeleine ferma les yeux.

« Ce n’est pas Richard. »

Je regardai mon père.

Il ne bougea pas.

« Alors qui ? »


Elle murmura un nom.

« Antoine. »

Je secouai la tête.

« Mathieu vient de dire qu’Antoine n’était pas celui que nous croyions. »

Madeleine se redressa lentement.

« Parce qu’Antoine n’était jamais le cerveau. »

Un silence pesant s’installa.

« Il n’était qu’un intermédiaire », poursuivit-elle. « Quelqu’un de suffisamment puissant pour manipuler les autres, mais suffisamment lâche pour laisser quelqu’un d’autre prendre les décisions. »

Richard murmura :

« Madeleine, arrête. »


Elle se tourna vers lui.

« Tu lui dois la vérité. Tout entière. »

Puis elle me regarda.

« L’homme qui a ordonné la mort de ta mère était ton grand-père. »

Je restai figée.

« Mon… grand-père ? »

Richard baissa la tête.

« Mon père. »

Je reculai lentement.

Tout ce que je croyais connaître de ma famille venait de s’effondrer une nouvelle fois.


« Mais il est mort. »

Madeleine hocha la tête.

« Il y a douze ans. »

« Alors comment aurait-il pu continuer ? »

Elle posa son regard sur le coffre.

« Parce qu’il avait préparé son héritage bien avant sa mort. Des comptes, des sociétés, des personnes de confiance. Et surtout… des instructions. »

Je compris soudain.

Les cinquante millions.

L’assurance.

Mathieu.


Chloé.

Tout avait été préparé longtemps avant ma rencontre avec mon mari.

« Mathieu savait-il qui tirait les ficelles ? »

Richard répondit enfin.

« Pas au début. »

Je le regardai.

« Et maintenant ? »

« Maintenant, oui. »

Une voix retentit alors depuis le couloir.

« Il sait beaucoup plus que ça. »


Mathieu réapparut.

Mais il n’était plus seul.

Chloé se tenait derrière lui.

Elle pleurait.

Mathieu avait une petite clé métallique entre les doigts.

« Donne-moi la clé USB, Émilie. »

Je reculai.

« Pourquoi ? »

« Parce que tu ne comprends pas ce qu’elle contient. »

« Alors explique-moi. »


Il me regarda longuement.

Puis son visage se fissura.

« Je n’étais pas censé te tuer. »

Richard fit un pas vers lui.

« Quoi ? »

Mathieu continua, les yeux fixés sur moi.

« Le plan était différent. Je devais divorcer. Faire croire que tu avais quitté la région. Puis récupérer certains documents grâce à ton décès administratif. Mais lorsque j’ai découvert que l’assurance valait cinquante millions… »

Il s’arrêta.

Je terminai pour lui :

« Tu as changé le plan. »


Il baissa la tête.

« Oui. »

Chloé éclata en sanglots.

« Mathieu, dis-lui le reste. »

Il se tourna vers elle.

« Tais-toi. »

« Non ! » cria-t-elle. « Je ne vais pas mourir pour toi ! »

Le silence tomba.

Je regardai Chloé.

« Mourir pour quoi ? »


Elle essuya ses larmes.

« Parce qu’ils éliminent tous ceux qui savent trop de choses. »

Richard fronça les sourcils.

« Qui sont-ils ? »

Chloé regarda Mathieu.

Puis elle me fixa.

« La personne qui finance tout cela n’est pas morte. »

Je sentis mon cœur se serrer.

« Qui ? »

Elle ouvrit la bouche.


Mais avant qu’elle puisse répondre, un bruit de verre brisé retentit à l’étage.

Puis un cri.

Nous nous précipitâmes vers l’escalier.

Un des hommes de Richard gisait inconscient près de la fenêtre.

Et sur le sol, juste à côté de lui, se trouvait une enveloppe blanche.

Mon nom était inscrit dessus.

Je la ramassai.

À l’intérieur, il n’y avait qu’une photographie.

Je reconnus immédiatement l’image.

Ma mère.

Moi, bébé.

Et un homme derrière nous.

Je levai lentement les yeux vers Richard.

« Qui est cet homme ? »

Richard fixa la photographie.

Son visage devint livide.

« Je pensais qu’il était mort depuis trente ans. »

Au dos de la photo, une phrase avait été écrite :

**« Émilie, si tu veux retrouver la personne qui a commandé la mort de ta mère, demande à ton père pourquoi il t’a laissée croire qu’il était ton seul père. »**

Je regardai Richard.

« Mon seul père ? »

Il ne répondit pas.

Puis, derrière nous, la porte d’entrée s’ouvrit lentement.

Un homme âgé entra dans la maison.

Il s’appuyait sur une canne.

Il avait les mêmes yeux que Richard.

Mais son visage ne ressemblait pas à celui d’un inconnu.

Je connaissais ce visage.

Je l’avais vu toute mon enfance.

Sur une vieille photographie de famille que ma mère avait toujours refusé de m’expliquer.

L’homme me regarda et sourit.

« Bonjour, Émilie. »

Richard murmura, terrifié :

« Papa… »

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