Divertissement

Sa Mère Déchira La Robe De La Mariée… Puis Une Cicatrice Cachée Révéla Le Secret De Ses Deux Filles

Claire eut à peine le temps de voir la bague que Madeleine claqua la porte derrière elles. Le verrou résista une seconde, puis un coup violent fit trembler le bois. Isabelle sursauta et porta instinctivement une main à sa bouche. Dans le couloir, quelqu’un venait de s’arrêter devant la porte.

« Ne faites aucun bruit », murmura Madeleine.

Claire respirait difficilement. L’image de la bague noire tournait dans sa tête, accompagnée de ce fragment de souvenir impossible à expliquer. Deux bébés. Une femme en blouse blanche. Une voix d’homme. Et cette bague.

« Madeleine », chuchota-t-elle, « vous avez dit que ce n’était pas la bague d’Adrien. »

« Je sais ce que j’ai dit. »

« Alors pourquoi aviez-vous l’air terrifiée ? »

Madeleine ne répondit pas.

De l’autre côté de la porte, la poignée commença lentement à tourner.

Isabelle attrapa Claire par le bras.

« Il faut partir. »

Madeleine secoua la tête.

« Il n’y a qu’une seule façon de sortir de cette pièce. »

Elle repoussa une vieille armoire métallique et révéla une petite ouverture dans le mur.

« Les anciens tunnels de service. Ils conduisent jusqu’au sous-sol. »

Claire regarda l’ouverture avec incrédulité.

« Vous connaissez vraiment tout cet endroit. »

Madeleine lui lança un regard triste.

« J’ai travaillé ici pendant trente-sept ans. J’ai vu trop de choses pour oublier les couloirs. »

Elles entrèrent juste au moment où la porte principale s’ouvrait derrière elles.

La lumière du couloir disparut.

Madeleine referma l’armoire.

Elles avancèrent dans l’obscurité, guidées seulement par la lampe du téléphone de Julien que Claire avait gardé dans sa main. Après quelques mètres, elles entendirent des pas au-dessus d’elles.

Quelqu’un les cherchait.

« Où est Julien ? » demanda Claire.

Isabelle pâlit.

« Il était avec Marc. »

« Et Marc ? »

« Je ne sais pas. »

Claire sentit la panique monter.

« On ne peut pas les laisser là-bas. »

Madeleine posa une main sur son épaule.

« Si vous retournez en arrière maintenant, vous risquez de tout perdre. »

« Ce sont des personnes, pas une enquête ! »

La vieille femme baissa les yeux.

« C’est exactement ce que j’aurais dû dire il y a vingt-deux ans. »

Cette phrase fit taire Claire.

Quelques minutes plus tard, elles atteignirent le sous-sol. Madeleine sortit la petite clé qu’elle avait apportée et ouvrit une porte rouillée. Derrière se trouvait une salle d’archives presque entièrement vide.

Au fond, une armoire portait un numéro : 17.

Claire s’approcha.

« C’est celle dont vous parliez. »

Madeleine hocha la tête.

La serrure résista avant de céder.

À l’intérieur, il n’y avait que trois dossiers et une petite boîte en bois.

Isabelle prit le premier dossier.

« Registres de naissance. »

Le deuxième portait une inscription : Transferts privés.

Le troisième n’avait aucun titre.

Claire posa la main dessus.

« Pourquoi celui-ci est-il différent ? »

Madeleine répondit :

« Parce que c’est celui qu’Henri ne voulait jamais que je trouve. »

Claire ouvrit le dossier.

La première page contenait une liste de noms.

Des noms de familles.

Des dates.

Des montants.

Isabelle recula.

« Ce sont des paiements. »

Marc avait raison depuis le début.

Ce n’était pas seulement une histoire de disparition.

Quelqu’un avait organisé des transferts d’enfants.

Claire parcourut les lignes, le cœur battant.

Puis elle s’arrêta.

Son propre nom apparaissait sur la dernière ligne.

Claire Morel — transfert autorisé.

À côté, une date.

17 octobre.

Trois jours après sa naissance.

« Ce n’est pas possible », murmura-t-elle.

Isabelle regarda la page.

« Pourquoi trois jours après ? »

Madeleine répondit d’une voix tremblante :

« Parce que pendant trois jours, personne ne savait encore quelle enfant allait être envoyée où. »

Claire tourna la page.

Un document plus récent était attaché au dossier.

Il avait été signé six ans auparavant.

Par une seule personne.

Adrien Delcourt.

Claire sentit son cœur se serrer.

« Il est vivant. »

Madeleine hocha lentement la tête.

« Oui. »

« Et il savait où j’étais. »

« Oui. »

« Alors pourquoi m’a-t-il laissée vivre avec les Morel ? »

Madeleine fixa la dernière page.

« Parce qu’il ne vous protégeait pas. »

Claire releva brusquement les yeux.

« Quoi ? »

« Il vous cachait. Ce n’est pas la même chose. »

Un bruit sourd résonna dans le couloir.

Les trois femmes se figèrent.

Puis une voix masculine retentit derrière la porte.

« Madeleine. Je sais que vous êtes là. »

Claire reconnut immédiatement la voix.

C’était celle de l’homme aperçu quelques minutes plus tôt.

La poignée commença à tourner.

Isabelle prit le dossier contre elle.

« Nous devons partir. »

Madeleine ne bougea pas.

Elle regardait Claire.

« Il y a quelque chose que je ne vous ai jamais dit. »

« Quoi ? »

« Lorsque j’ai vu les deux bébés pour la dernière fois… »

La porte trembla sous un nouveau coup.

« …l’enfant que l’on emmenait avec Adrien n’était pas vous. »

Claire resta pétrifiée.

« Alors qui suis-je ? »

Madeleine ouvrit la bouche.

Mais avant qu’elle puisse répondre, la porte vola presque de ses gonds.

L’homme entra.

Il ne regarda ni Isabelle ni Madeleine.

Ses yeux se posèrent uniquement sur Claire.

Puis il retira lentement son gant.

La bague noire apparut.

« Enfin », dit-il.

Claire recula.

L’homme leva les yeux vers elle.

« J’ai passé vingt-deux ans à chercher l’autre sœur. »

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